Vignoble Prouillac

NATURELLEMENT

Aurélien Prouillac vous présente sa vision de la biodynamie ainsi que ces moyens d’interventions pour améliorer la vie des sols, des plantes, des humains qui les partagent...

  • Aurélien Prouillac

    Bienvenue au Vignoble Prouillac, viticulteur en famille aux portes de Sigoulès !

  • vigne à la sortie de l'hiver

  • vue vers la vallée

  • vigne (détail)

  • Chai

    Travail dans le chai.

  • Michel Prouillac vins de Bergerac

    Michel Prouillac, le père

  • viticulteur dans le bergerac

    Viticulteur depuis des générations en Bergeracois... 

  • Vins du vignoble Michel Prouillac

    Vins du vignoble Prouillac à Sigoulès. 

  • lestignac 24240 sigoules

    Vignoble Prouillac sur fond du hameau de Lestignac proche de Sigoulès

  • Route des Vins de Bergerac

    Route des Vins de Bergerac

  • Mise en bouteille

    Michel Prouillac à la mise en bouteille sept. 2013

  • Vignoble Prouillac Maine Sigoules Bergerac

    Vignoble Prouillac Sigoules Bergerac

  • Dégustation dans le chai

    Dégustation dans le chai avec le viticulteur

  • Les moutons devant l'amendier

    Les moutons devant l'amendier centenaire en fleur  ....

LE VIGNE NOUS TRAVAILLE DEPUIS 1905

Notre famille est implantée depuis 6 générations au lieu dit Le Mayne (aujourd’hui 1385 route de Lestignac) à Sigoulès-et-Flaugeac dans le Périgord Pourpre, au sud de Bergerac, dans la belle et chargée d’histoire, région Aquitaine. La présence proche de l’océan atlantique, à 130km à vol d’oiseau, apporte un climat océanique et des conditions météorologiques en général ensoleillées avec des précipitations bonnes voire généreuses. Les étés chauds et la présence de sol riches font du domaine un endroit favorable pour la culture de la vigne et l’élaboration de vin de qualité, en témoignent les registres d’archives qui recensent ses terroirs parmi les meilleurs sur la commune ainsi que les médailles obtenues lors des concours de l’époque. La culture de la vigne est présente dès le début, bien qu’à certaines époque elle fût aussi associée à d’autres activités comme la culture du chanvre (avec lequel des draps et des vêtements étaient confectionnés) ou celle des pruniers. L’élevage est aussi présent à travers une petit troupeau de vache, qui assurera même la survie économique du domaine, après la seconde guerre mondiale, lorsque sept années de gel de la vigne se succèdent. Aujourd’hui il a été remplacé par un petit troupeau d’une douzaine de moutons, qui pâturent parfois dans les vignes que nous avons clôturées ou bien dans nos prairies.

Nos terroirs

Trois principaux types de terroirs se retrouvent sur le domaine : argilo-limoneux, argilo-calcaire, arilo-siliceux (présence de pierres de silex) ; et parfois même calcaire et silex sont présent sur une même parcelle, ce qui est remarquable. Ces trois terroirs ont la particularité d’avoir une grande profondeur de sol (entre 1 et 2m) contenant une prédominance d’argile, riche en éléments minéraux, et un sous-sol rocheux friable dans lequel les racines de vignes peuvent pénétrées. La présence de cailloux de calcaire et de silex est depuis longtemps connue pour être favorable à l’obtention de raisins de qualité, et de manière plus générale à l’obtention de fruits de qualité. La présence d’argile, outre sa richesse en éléments minéraux, est aussi une aide précieuse pour la vigne lors d’étés particulièrement secs, l’aidant à « tenir » jusqu’aux vendanges et à porter ses fruits à maturité en dépit du manque de précipitations.

L’encépagement (la diversité des cépages cultivés) se répartie sur 4,5 ha pour les cépages blancs et 6 ha pour les cépages rouges. Les cépages que nous cultivons sont : le sauvignon blanc, le sauvignon gris et le sémillon pour les blancs ; le merlot, le cabernet-sauvignon et le cabernet-franc pour les rouges. Dans un souci d’adaptation au changement climatique, nous réadaptons notre encépagement en y introduisant des variétés locales anciennes, comme la mérille ou l’abouriou. Avec la totalité de cet encépagement, nous réalisons 9 cuvées différentes (dont 2 méthodes traditionnelles) et du jus de raisin BIO.

Nos vins

Blanc sec

Bergerac Blanc sec AOP

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Moelleux

Bergerac Moelleux bio

Côtes Bergerac Blanc moelleux AOP

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Moelleux IGP

Bergerac Moelleux bio

Périgord blanc moelleux IGP

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Rosé

Bergerac Rosé 2019

Bergerac rosé AOP

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Méthode Traditionnelle

Méthode Traditionnelle de Bergerac

Méthode Traditionnelle brut

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Rouge

Bergerac Rouge bio

Bergerac Rouge AOP

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Rouge IGP

Bergerac Rouge IGP bio

Bergerac Rouge IGP

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côte de Bergerac rouge

Côtes de Bergerac rouge bio

Côtes Bergerac Rouge AOP

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jus de raisin

Jus de raisin bio

Jus de raisin 100 % pur jus

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biodynamie

C’est Michel qui convertit le vignoble en culture biologique et biodynamique en 2013 à la suite des voyages à l’étranger d’Aurélien et à la rencontre d’Alex Podolinsky en 2012. Touchés par l’approche pratique de la biodynamie d’ Alex Podolinsky (et des agriculteurs australiens qui l’entouraient) et par son inlassable travail de transmission -« from farmers to farmers » d’une totale gratuité mais d’une exigence de résultats constante - les premiers essais sont entrepris dès 2012 à petite échelle, puis sur la totalité du vignoble en 2013. Très vite, les effets de la préparation 501 à base de silice sautent au yeux de Michel : la vigne pousse plus droit, ses feuilles s’orientent de manière à prendre davantage de lumière, la vigne est plus belle qu’en conventionnel et la qualité des premiers jus et vins est au rendez-vous. Parallèlement, la pratique agronomique des engrais verts (variétés de plantes semées dans les vignes afin de maintenir la fertilité du sol) mis en place dès 2011, se trouve renforcée et amplifiée par l’activité de la préparation 500. La 500 est une préparation naturelle humique dont un gramme contient 500 millions de bactéries aérobies, mais aussi des bactéries anaérobies, des levures, champignons et œufs de vers de terre en grand nombre. Apportée correctement sur le sol, elle favorise et amplifie la vie microbiologique du sol ; aide à remonter le taux de matière organique (humus) ; structure biologiquement (et donc durablement) les sols et améliore leur porosité et donc leur teneur en air et leur drainage ; favorise la santé des plantes et donc la qualité des productions issues de celles-ci. Toute une nouvelle approche se met progressivement en place, basée sur l’observation fréquente des sols par des tests à la fourche et l’adaptation de nos façons de travailler en vue de mieux respecter et de favoriser la vie du sol, première source de santé et de résilience pour nos vignes. Cette recherche et cette adaptation sont permanentes ; encore aujourd’hui nous améliorons notre manière de travailler, en fonctions de nos observations, de nos essais, de notre matériel que nous faisons évoluer selon nos besoins ; afin de diriger nos parcelles vers un équilibre plus grand, et nous l’espérons, vers des vins toujours meilleurs. Cette recherche est partagée, de façon libre et gratuite, avec d’autres collègues vignerons et agriculteurs (devenus au fil du temps des amis), dans la continuité du travail et des échanges des agriculteurs australiens de l’association professionnelle de biodynamie BDAAA. BDAAA – Australian Demeter Bio-Dynamic (demeterbiodynamic.com.au)

agroforesterie

L’agroforesterie consiste à associer la présence des arbres aux cultures, et donc à la vigne dans notre cas. Cette dénomination est récente, mais elle recouvre une pratique agricole qui a longtemps existé, et qui était traditionnellement désignée dans le Sud-Ouest de la France (cette très ancienne terre viticole) comme culture en « joualle ». L’étymologie de ce mot renvoie probablement au latin « jugare » signifiant attacher ; et l’expression « jugare vineam » au II ème siècle, renvoie au fait d’attacher la vigne, probablement à un tuteur vivant, comme un arbre, ou bien à un tuteur « mort » appelé « échalas » (un piquet). Au milieu du XX ème siècle, cette pratique était encore visible dans les vignobles, quoi qu’elle ait certainement évoluée entre-temps, la maîtrise de la production de fil de fer au début du XIX siècle ayant réduit le besoin de tuteurer individuellement les pieds de vignes. Sur le domaine, il restait encore deux vignes plantées de la sorte dans les années 60. En pratique, des rangées d’arbres étaient plantées de manières régulières tous les quelques rangs de vignes, mais ces arbres étaient plantés à même le rang de vigne où leur rôle de tuteur n’était plus indispensable… C’est finalement la mécanisation qui sonnera leur glas définitif, puisque ces arbres étaient bien souvent un obstacle au passage des machines agricoles qui devenaient non seulement beaucoup plus courantes, mais aussi nécessaires. Toutefois, ce que la science actuelle redécouvre c’est que le tuteurage n’était pas le seul intérêt de ces arbres. Outre l’aspect esthétique qu’ils apportaient, ils abritaient aussi une certaine biodiversité utile au vignoble : mésange et chauve-souris notamment, ces deux espèces ayant des rôles de prédateurs contre les insectes s’attaquant à la vigne et au raisin. Mais ce n’est pas tout, les arbres abritent aussi des micro-organismes sous-terrain, parmi lesquels figurent les mycorhizes et dont le rôle est d’aider les plantes à se nourrir en minéraux difficiles d’accès à leurs racines et par extension aux racines des plantes vivant aux alentours. De plus, les arbres évapo-transpirent de l’eau et peuvent donc« rafraîchir » l’atmosphère en été de quelques degrés. Au printemps au contraire, leur présence maintient la chaleur dans les parcelles et permet d’éviter certaines gelées tardives. Revenir à cette pratique nous a progressivement semblé une évidence, au fil des années et des réflexions. Toutefois pour concilier modernité et pratique traditionnelle (ce qui peut alors s’appeler un progrès dans l’ordre pratique), nous avons fait le choix d’arracher deux rangs de vignes tous les 30 mètres dans notre vignoble, afin de « replanter » un rang d’arbre. Ce rang d’arbre ne se situe plus sur le rang de vigne mais à côté, et il n’est donc pas gênant pour la mécanisation. Les bienfaits des arbres sont quant eux préservés, et dernier intérêt : une diversification est envisageable grâce aux arbres, puisque ceux que nous replantons sont en majorité des noyers et des oliviers mais aussi quelques fruitiers comme des pommiers et des poiriers.

portraits

Aurélien Né dans une famille de vignerons et ayant pu grandir dans une nature relativement préservée, ou les balades (et les aventures !) dans les champs, les prés, les bois et les cours d’eau étaient l’un des principal passe-temps des jeunes de ma génération, c’est à l’adolescence que je pressens que ma vie se fera à la « terre » et non en ville. Deux livres en particulier à cet âge me touche et oriente davantage mon désir : il s’agit de « J’ai choisi la Terre » de Claude Michelet et « Le sorcier des truffes » de Colette Laussac. Tout deux chantent les valeurs de la terre et du monde paysan, la simplicité et la richesse de cette vie entre nature et culture. Plus tard, après des études en viticulture et œnologie, je choisis de voyager et d’enquêter autour de l’agriculture biodynamique. Ma première expérience me mènera en Italie, à la Tenuta di Valgiano, en Toscane, un domaine alors géré par Saverio Petrilli ; la vitalité et la beauté de la vigne à Valgiano, la richesse de la flore présente dans les parcelles et l’harmonie d’ensemble qui en résultait et bien sûr la grande qualité des vins, m’impressionneront et me marqueront. Mais, c’est à la ferme maraîchère d’Agrilatina dans le Latium, lors d’ un début d’été très sec, au cours d’une comparaison entre le sol de cette ferme géré en biodynamie et le sol d’un voisin conventionnel, que mon adhésion à cette méthode agricole devient définitive. La différence est trop forte et claire : d’un côté un sol brun clair, très sec et sans cohésion aucune ; de l’autre, un sol bien plus sombre, ayant gardé son humidité et sa cohésion, un sol dont on pouvait voir qu’il portait la vie. Par la suite j’aurais la chance de rencontrer Alex Podolinsky pionnier de la méthode dite « australienne » de biodynamie et de voyager avec Laurence, ma compagne, parmi les fermes australiennes pratiquant cette méthode. De nombreuses rencontres d’agriculteurs nous marqueront profondément comme celle de John Nagorcka, Darren Aitken, David et Heidi Marks, Jan et Bary Morey, Stephen Morris, Kathy et Gary Harms, Graham Stevens et beaucoup d’autres encore. Ces agriculteurs nous inspirent à plusieurs titres : ils ont avant tout les pieds sur terre et sont de très bons praticiens, plein d’expérience et de bon sens paysan et possèdent une grand maîtrise technique. Des qualités que l’on retrouve chez beaucoup d’agriculteurs conventionnels. Mais ils ont aussi une très grande sensibilité pour le vivant, une qualité que l’on retrouve plus souvent chez les agriculteurs bio et savent mettre leur compétences et leur créativité au service de celui-ci, ce qui se retrouve toujours dans la qualité de leurs productions. Par la suite nous aurons la joie d’accueillir Alex Podolinsky chez nous, à Sigoulès, à plusieurs reprises lors de ses visites en Europe. Déjà très âgé, il continuait pourtant inlassablement son travail de transmission, de manière gratuite et il nous aida par ses conseils à mettre au point notre matériel et notre manière de travailler.

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Horaires d'ouverture : Du lundi au samedi de 12h30 min à 18h et le dimanche sur rendez-vous